Froideville
Le sobriquet Lè caca-tchou (les caque-choux)
À l’origine de ce sobriquet se trouve le chou cabus, un chou fixé sur une hampe et porté comme un véritable signe de ralliement de la communauté.
Ce chou, hissé à la manière d’un étendard, permettait aux hommes de tenir les rangs et de se reconnaître dans le cortège. Il aurait ainsi guidé les fermiers et les bûcherons de la commune, rassemblés autour de ce curieux emblème.
Un sobriquet né de la moquerie ?
Le sobriquet « Lè caca-tchou », également traduit par « les Caque-Choux », aurait été attribué aux habitants de Froideville dans un contexte de raillerie et de moquerie populaire. La présence du chou porté comme un étendard, facilement reconnaissable au milieu de la foule, aurait suffi à susciter les plaisanteries et à donner naissance à ce surnom demeuré dans la mémoire collective.
Un sobriquet devenu patrimoine
Ce qui fut peut-être à l’origine une plaisanterie ou une moquerie est aujourd’hui devenu un élément du patrimoine historique et populaire de Froideville.
Le «chou cabus rappelle une époque où les habitants se rassemblaient autour de signes simples, propres à leur communauté. Derrière ce sobriquet se trouve ainsi une histoire du village, faite de traditions, de rassemblements et d’un certain esprit de dérision.
Présentation de la commune
Notre village a été fondé le 26 septembre 1284 par décision du Bailli impérial Richard de Corbières qui a accordé aux communiers de Froideville, domestiques au couvent de l’Abbaye de Montheron, les mêmes droits que ceux des moines. Marquée par la lutte et la révolte des cultivateurs qui ne pouvaient accepter plus longtemps les conditions d’existence imposées par l’Abbé de Thela (Montheron), cette période s’est terminée le 16 mars 1455, date à laquelle les habitants de Froideville ont été libérés de toute servitude envers le couvent par l’Abbé Jean de Cheseaux, moyennant le paiement de quelques florins d’or.
En 1803, Montheron est réunie avec Froideville. Cela n’a pas duré longtemps, puisqu’en 1813, l’Abbaye est rattachée définitivement au territoire de Lausanne. Nous y avons perdu quelques hectares, mais réalisé de substantielles économies en frais d’entretien de ce site historique.
Exempte de brouillard la plupart du temps, notre région jouit d’un ensoleillement qui ne trahit pas le promeneur de la belle saison, ni le skieur de fond ou de piste qui profite des moindres chutes de neige.
La particularité de notre bourgade c’est qu’elle fait frontière avec des communes de quatre différents districts : celui du Gros-de-Vaud, dont nous faisons partie, celui de Lavaux-Oron par Montpreveyres, celui de Lausanne par Montheron et enfin celui de La Broye-Vully par Corcelles-le-Jorat. Ce lieu de convergence, marqué par la célèbre borne des 3 Jorats, érigée en 1536 par les Baillis bernois, est situé à proximité de la Route des Paysans. C’est un joli but de promenade que vous pouvez encore agrémenter par une visite à l’arbre lyre, poussant non loin de là.
Nous faisons partie du district du Gros-de-Vaud et sommes entourés des communes de Bottens, Poliez-Pittet, Villars-Tiercelin, Corcelles le Jorat, Montpreveyres et Lausanne.
De nombreuses sources se situent sur notre territoire. Malheureusement, plusieurs ont été vendues au début du siècle passé à un particulier, qui les a lui-même cédées à la Ville de Lausanne. Une station de pompage de l’eau lausannoise a été construite au Bois d’Archens, permettant à la capitale de nous vendre de l’eau en période de longue sécheresse.
Nous sommes une commune résidentielle, qui ne compte plus que 7 agriculteurs en activité.
Nous avons une double appartenance, d’une part à Lausanne Région par son secteur Nord et d’autre part à la Région du Gros-de-Vaud. C’est au sein de ces instances que sont abordés les problèmes liés au développement de notre région pour les 20 à 30 prochaines années.
Au lieu-dit "Bas de la Fin", notre complexe scolaire a fortement évolué ces dernières années. Notre capacité a passé de 8 classes en 2012 à 18 classes en 2021, par la réalisation du petit collège modulaire du Cerisier. Cette capacité nous permet d’accueillir aujourd’hui pratiquement l’ensemble de nos élèves du primaire jusqu’à la 8P. Une bibliothèque scolaire, une UAPE, une cantine scolaire avec un petit centre d’animation complètent l’offre.
Une déchèterie moderne et pratique, ouverte en 2012, permet à nos citoyens de trier un nombre important de déchets divers sur le site, lequel est devenu également un endroit de rencontres et de convivialité !
Les infrastructures communautaires comme écoles, salle de gym, terrains de football, grande salle, centre œcuménique répondaient parfaitement aux besoins jusqu’à ce jour. Un collège intercommunal secondaire à 3 voies a été construit en 2008 à Cugy pour les élèves de Bretigny, Cugy, Froideville et Morrens. Les gymnasiens se dirigent en grande partie vers Lausanne pour l’instant, mais la construction d’un gymnase à Echallens pourrait les orienter différemment.
La Commune est bien desservie par les transports publics. La ligne tl 60 relie le village à la Riponne à une fréquence de 15 minutes aux heures de pointe et va même jusqu’à la gare de Lausanne les nuits de vendredi à samedi, de samedi à dimanche de même que celles précédant un jour férié.
La ligne CarPostal 670 relie Froideville à Yverdon, via Echallens et facilite notamment les déplacements en mobilité douce vers le Nord du Canton. Le futur M3 permettra de se rendre à la Blécherette depuis les lignes 8 ou 54.
Près de 20 sociétés locales, dont la liste figure sur notre site internet, de même qu’un jumelage avec la commune française de La Pacaudière sont actives dans notre village. C’est très souvent le meilleur moyen de s’intégrer à la vie communautaire, source de rencontres et de plaisirs. De plus, une piste de ski de fond parfaitement tracée permet d’effectuer de magnifiques promenades dans nos campagnes et forêts joratoises. Un petit ski lift est en activité durant les périodes enneigées. Une patinoire saisonnière permet également de profiter de l'hiver, avec ou sans neige.
D’importants projets nous attendent encore, tel que le développement du centre du village.
En résumé, Froideville est un village où il fait bon vivre, proche du centre de notre Capitale, mais protégé par nos magnifiques forêts qui permettent à Froideville de rester Froideville.
Nous vous souhaitons une cordiale bienvenue parmi nous. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions auxquelles le site ne répond pas ou que partiellement.